Aller au contenu

Études SEO e-commerce · Étude 1 sur 5

Qui occupe la première page Google e-commerce en France ? Étude de 599 SERP (2026)

Sur 599 requêtes françaises, nous avons relevé les résultats organiques de la première page et les modules affichés. Les distributeurs mènent sur les requêtes d’achat, les réseaux sociaux et avis (UGC) et les médias sur les requêtes d’avis et d’information, et les produits populaires s’affichent sur 94 % des SERP transactionnelles.

En bref

  • Sur 4 663 créneaux organiques relevés, les distributeurs occupent 15,1 % (IC 95 % : 13,8 à 16,5), les réseaux sociaux et avis (UGC) 12,7 %, les spécialistes e-commerce 11,1 %, les médias 9,9 %, les marques 8,1 % et les marketplaces 6,4 %. Le reste (34,6 %) va à des domaines non classés, surtout de petits sites, rangés dans « autre ».
  • Rapportées aux seuls créneaux classés (3 050), ces parts sont de 23,1 % pour les distributeurs, 19,4 % pour les réseaux sociaux et avis (UGC), 17,0 % pour les spécialistes, 15,1 % pour les médias, 12,5 % pour les marques et 9,8 % pour les marketplaces.
  • Sur les requêtes transactionnelles (239 sur 599), les distributeurs prennent 26,0 % des créneaux (IC 95 % : 23,3 à 28,9), les marques 13,7 % (10,9 à 16,6), les spécialistes 11,4 % et les marketplaces 10,7 %.
  • Sur les requêtes transactionnelles, 94 % des SERP affichent des produits populaires (IC 95 % : 90 à 97). L’AI Overview n’apparaît que sur 9 % d’entre elles (6 à 13), contre 70 % des SERP informationnelles (63 à 77).
  • Méthode : 599 SERP desktop Google France (sur 600 collectées), soit, pour chacun de douze produits d’ancrage, les 20 requêtes transactionnelles, 15 commerciales et 15 informationnelles les plus recherchées ; classification manuelle de 344 domaines ; IC 95 % par bootstrap sur les requêtes.

À partager

Sur 599 requêtes Google France, les distributeurs occupent 26,0 % des créneaux organiques de première page sur les requêtes d’achat, presque deux fois plus que les marques (13,7 %). Et 94 % de ces SERP affichent des produits populaires. Étude complète et méthode : [lien].

Périmètre et méthode

Nous avons collecté les SERP Google France (desktop, langue française) de 600 requêtes réparties en trois intentions : 240 transactionnelles, 180 commerciales et 180 informationnelles, soit 20, 15 et 15 requêtes pour chacune de douze familles de produits, chacune mesurée sur un produit d’ancrage (par exemple un petit électroménager pour la famille électroménager) : animalerie, beauté, bricolage, chaussures, cuisine, téléphonie, mobilier de jardin, linge de maison, mode, puériculture, cycles et électroménager. Les requêtes de chaque famille contiennent le nom de son produit d’ancrage ; les requêtes commerciales et informationnelles viennent d’une collecte élargie au même produit. Pour trois familles (beauté, chaussures, mobilier de jardin), le produit d’ancrage est ici le nom du produit seul, alors que les études sur l’anatomie des pages, la longue traîne et le calendrier partent du même produit précisé par un attribut. Une requête transactionnelle n’a renvoyé aucun résultat et a été écartée : 599 SERP analysées, dont 239 transactionnelles, la même base que notre étude sur l’AI Overview.

Sélection des requêtes. L’intention est attribuée par des règles explicites : une requête est commerciale si elle contient un marqueur de comparaison (meilleur, comparatif, avis, test, classement), même formulée comme une question ; informationnelle si elle commence par un mot interrogatif (comment, pourquoi, quel, combien…) ; transactionnelle sinon, à condition que DataForSEO la classe aussi comme transactionnelle. Les requêtes qui nomment une enseigne, les homonymes et les requêtes hors sujet sont écartés, et les variantes proches ne comptent qu’une fois. Pour chaque produit d’ancrage et chaque intention, nous avons retenu les requêtes les plus recherchées : l’échantillon décrit la tête de la demande (au moins 1 000 recherches mensuelles pour chaque requête transactionnelle, 880 en médiane pour les commerciales et 480 pour les informationnelles).

Ce que recouvre le « top 10 ». Pour chaque requête, nous avons relevé les résultats organiques de la première page et la présence des modules (produits populaires, questions fréquentes, AI Overview, vidéos, images). La collecte, limitée aux dix premiers résultats, renvoie de 2 à 10 résultats organiques selon la SERP, 7,8 en moyenne : 4 663 créneaux organiques sur 599 SERP. Les parts ci-dessous portent sur ces créneaux.

Types de domaines. Nous avons classé à la main 344 domaines dans une catégorie : distributeur, marketplace, spécialiste e-commerce, marque, comparateur, média, réseaux sociaux et avis (UGC). Cette dernière catégorie réunit les forums, les réseaux sociaux, les plateformes de vidéo et les plateformes d’avis : tous publient des contenus d’utilisateurs, et c’est à ce titre qu’ils concurrencent une page catégorie. Les 1 262 autres domaines distincts, surtout de petits sites, sont rangés dans « autre ». Nous donnons deux lectures : la part sur tous les créneaux (« autre » compris) et la part sur les seuls créneaux classés. Les intervalles de confiance à 95 % (IC) sont obtenus par bootstrap sur les requêtes (5 000 tirages, graine fixe), en conservant le nombre de requêtes de chaque intention : ils mesurent la variabilité liée au choix des requêtes.

Qui occupe le top 10 ?

Type de domainePart de tous les créneaux du top 10 (IC 95 %)Part des seuls créneaux classés (IC 95 %)Part des positions 1 à 3 (tous créneaux)Part de la position 1 (tous créneaux)
Distributeurs (enseignes et grandes surfaces)15,1 % (13,8 à 16,5)23,1 % (21,2 à 25,1)16,5 %19,9 %
Réseaux sociaux et avis (UGC : forums, réseaux sociaux, vidéo, avis)12,7 % (11,5 à 13,9)19,4 % (17,5 à 21,3)12,2 %12,0 %
Spécialistes e-commerce11,1 % (9,8 à 12,4)17,0 % (15,1 à 18,8)12,5 %12,4 %
Médias et conseil9,9 % (8,8 à 11,0)15,1 % (13,5 à 16,7)10,0 %9,7 %
Marques8,1 % (6,9 à 9,4)12,5 % (10,6 à 14,3)8,8 %10,0 %
Marketplaces6,4 % (5,5 à 7,3)9,8 % (8,5 à 11,2)6,0 %6,0 %
Comparateurs et agrégateurs1,8 % (1,5 à 2,2)2,8 % (2,3 à 3,4)1,7 %0,7 %
Encyclopédie0,2 % (0,1 à 0,3)0,3 % (0,1 à 0,5)0,2 %0,2 %
Non classés (« autre »)34,6 % (32,8 à 36,4)sans objet32,0 %29,2 %

Les distributeurs sont les premiers occupants du top 10 et plus encore de la position 1 (19,9 %). Les comparateurs, qu’on imagine forts sur les requêtes d’achat, sont marginaux en position 1 (0,7 %).

Ce qui change selon l’intention

La répartition change nettement selon ce que cherche l’internaute. Parts sur tous les créneaux de chaque intention, « autre » compris, avec leur IC 95 %.

IntentionType qui gagne le plus de créneauxSecondTroisièmeNon classés (« autre »)
Transactionnelle (239 requêtes)Distributeurs, 26,0 % (23,3 à 28,9)Marques, 13,7 % (10,9 à 16,6)Spécialistes e-commerce, 11,4 % (9,2 à 13,5) ; marketplaces, 10,7 % (8,9 à 12,5)27,5 % (24,5 à 30,5)
Commerciale (180 requêtes)Réseaux sociaux et avis (UGC), 19,5 % (16,9 à 22,3)Médias et conseil, 16,7 % (14,2 à 19,4)Spécialistes e-commerce, 11,9 % (9,7 à 14,2)33,9 % (30,6 à 37,4)
Informationnelle (180 requêtes)Réseaux sociaux et avis (UGC), 19,5 % (16,8 à 22,3)Spécialistes e-commerce, 9,9 % (7,8 à 12,1)Médias et conseil, 9,7 % (7,8 à 11,6) ; distributeurs, 8,1 % (6,3 à 10,2)44,9 % (41,6 à 48,2)

Quand deux types sont à moins de deux points l’un de l’autre, leurs intervalles se recouvrent et leur ordre n’est pas établi : spécialistes et marketplaces sur l’achat, spécialistes, médias et distributeurs sur l’information.

Sur les requêtes commerciales, comme « meilleur X » ou « avis X », les forums, réseaux sociaux, vidéos et plateformes d’avis prennent près d’un créneau sur cinq. Pour une page catégorie, la concurrence ne se limite donc pas aux autres sites marchands : elle inclut les avis et les contenus d’experts. Sur les requêtes informationnelles, la première page est la plus dispersée : 44,9 % des créneaux vont à des petits sites rangés dans « autre ».

Les modules affichés à côté des résultats organiques

Part des SERP qui affichent chaque module, par intention :

  • Produits populaires : présents sur 94 % des SERP transactionnelles (IC 95 % : 90 à 97), 72 % des commerciales (66 à 78) et 27 % des informationnelles (21 à 34). C’est le module le plus fréquent sur les requêtes d’achat.
  • Questions fréquentes (« people also ask ») : 82 % des SERP transactionnelles, 89 % des commerciales, 97 % des informationnelles.
  • AI Overview : 9 % des SERP transactionnelles (IC 95 % : 6 à 13), 26 % des commerciales (20 à 33), 70 % des informationnelles (63 à 77).
  • Images : 46 % des SERP transactionnelles, 11 % des commerciales, 38 % des informationnelles.

Sur une requête transactionnelle, une page catégorie apparaît donc presque toujours à côté d’un bloc de produits mis en avant par Google, et les questions fréquentes sont présentes à toutes les intentions.

Enseignements pour une page catégorie

  1. Sur l’achat, la première concurrence vient des enseignes. Un site spécialisé qui vise une requête transactionnelle affronte d’abord des distributeurs (26,0 % des créneaux). Sur les requêtes plus précises de notre échantillon, qui restent des requêtes de tête, la concentration ne baisse pas de façon mesurable : trois grands marchands en ligne y restent les plus présents (voir notre étude sur la longue traîne).
  2. Sur les requêtes commerciales, la concurrence vient des avis. Réseaux sociaux et avis (UGC) prennent 19,5 % des créneaux, les médias 16,7 %. Une page catégorie y côtoie des retours d’expérience et des comparatifs, plus que d’autres boutiques.
  3. Les marques sont des concurrentes directes sur l’achat. Elles occupent 13,7 % des créneaux des requêtes transactionnelles, derrière les distributeurs mais devant les marketplaces (10,7 %).
  4. Les produits mis en avant accompagnent presque toujours l’achat. Sur 94 % des SERP transactionnelles, le module de produits populaires s’affiche avec les résultats organiques.

Limites

  • Classification manuelle de 344 domaines, 34,6 % des créneaux non classés. Les 1 613 créneaux (sur 4 663) des 1 262 domaines non classés sont rangés dans « autre » : les parts par type sont donc des minimums, et un site non classé qui serait une marque ou un distributeur augmenterait la part de ce type. Pour les sites mixtes (distributeur spécialisé, marque qui vend en ligne), le classement reste une appréciation ; les IC ne couvrent pas cette incertitude.
  • Requêtes de tête. Les requêtes retenues sont les plus recherchées de chaque produit d’ancrage et de chaque intention : les résultats ne décrivent pas la longue traîne.
  • Douze produits d’ancrage. Ensemble, ils ne forment pas un échantillon représentatif de tout l’e-commerce français ; les chiffres ne sont pas détaillés famille par famille.
  • Parts sur les seuls créneaux classés. Elles supposent que les créneaux non classés (« autre ») se répartissent entre les types comme les créneaux classés. Si la zone non classée compte surtout de petits spécialistes, ces parts surestiment les autres types.
  • Mix de collecte imposé. Les moyennes tous intentions confondues (produits populaires sur 67 % des SERP, questions fréquentes sur 89 %) reflètent notre répartition de 40 % de requêtes transactionnelles. Les chiffres par intention sont la référence.
  • Présence, pas surface ni clics. L’étude relève si un module est affiché, pas la place qu’il occupe à l’écran ni le trafic qu’il capte.
  • Un instantané desktop d’octobre 2026.

Questions fréquentes

Pourquoi les réseaux sociaux et avis apparaissent-ils dans le top 10 ?

Google affiche des forums, vidéos, publications sociales et pages d’avis quand les internautes cherchent des retours d’expérience. Sur les requêtes commerciales de notre échantillon, ces domaines prennent près d’un créneau sur cinq (19,5 %).

Ces chiffres valent-ils pour toutes les familles de produits ?

L’échantillon couvre douze familles de produits, de l’animalerie à l’électroménager, chacune mesurée sur un produit d’ancrage avec la même structure : 20 requêtes transactionnelles, 15 commerciales et 15 informationnelles. Les chiffres décrivent cet ensemble ; ils ne sont pas détaillés famille par famille.

Que contient la catégorie « autre » ?

Surtout des petits sites spécialisés, des blogs et des boutiques indépendantes : 1 262 des 1 606 domaines distincts de l’échantillon. C’est pourquoi nous donnons les parts sur tous les créneaux et sur les seuls créneaux classés.

Sources et méthode

  1. Données : 600 SERP Google France desktop collectées via DataForSEO (octobre 2026), dont 599 analysées. Volumes et intentions issus du même jeu de données.
  2. Classification des domaines : manuelle (344 domaines), méthode et limites dans cette page. IC 95 % : bootstrap sur les requêtes, stratifié par intention, 5 000 tirages, graine fixe.

François-Olivier Hoizey

Directeur e-commerce et IA, éditeur de sites à fort trafic depuis 2006 et fondateur d'unblind.ai.