En bref
- Repères médians sur 125 pages commerçantes du top 10 : title de 55 caractères, H1 de 26, méta description de 148, 7 H2, 261 liens internes et 1 541 mots de texte visible (tout le texte affiché, navigation et pied de page compris).
- Bas de page : sur les 94 pages où il est mesurable, 68 % ont au moins 80 mots de texte rédigé avant le pied de page, et la moitié y contient une question. 40 % des pages déclarent des données structurées de produits ou de liste, 8 % une FAQ.
- Le mot-clé exact est minoritaire : il figure dans le title de 33 % des pages et dans le H1 de 30 %. Sur une requête générique, 50 % des titles le reprennent ; sur une requête précise, 11 %.
- Top 3 contre positions 4 à 10 : sur les 20 critères, aucun écart n’est détecté ; aucun des 60 tests ne reste significatif après correction des comparaisons multiples.
- Méthode : navigateur Chrome réel, robots.txt respecté, tests de permutation stratifiés par requête (10 000 tirages), correction de Holm sur 60 tests.
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Une page commerçante du top 10 Google France, en médiane : un title de 55 caractères, 261 liens internes, 1 541 mots de texte visible. Entre le top 3 et les positions 4 à 10, aucun écart détecté sur 20 critères on-page (125 pages). Étude et méthode : [lien].
Périmètre et méthode
Nous avons retenu 24 requêtes Google France : 12 requêtes génériques, une par famille de produits (de l’animalerie à l’électroménager), qui nomment le produit d’ancrage des études sur la longue traîne et le calendrier, et 12 requêtes précises, avec un attribut (taille, couleur, marque, matière). Pour trois familles (beauté, chaussures, mobilier de jardin), ce produit d’ancrage est déjà précisé par un attribut, alors que les études 1 et 3 partent du nom du produit seul. Pour chaque requête, nous avons relevé le top 10 organique, soit 180 résultats distincts une fois retirées les URL répétées dans une même SERP.
Les pages ont été ouvertes dans un navigateur Chrome réel, à rythme lent (une page toutes les 9 à 15 secondes), en respectant le fichier robots.txt de chaque site, sans contournement des protections ni proxy. 153 pages ont été exploitées ; 125 appartiennent à des commerçants (distributeurs, marketplaces, spécialistes e-commerce et marques), qui forment le périmètre de l’étude. Les médias, comparateurs et forums n’y entrent pas.
Les 20 critères. Ils sont tous listés dans le tableau ci-dessous :
- Title (7 critères) : longueur en caractères, présence du mot-clé exact, title qui commence par le mot-clé, présence d’une barre verticale, de deux-points, d’un tiret séparateur, d’une année.
- H1 (3) : longueur en caractères (tous les H1 de la page réunis), présence du mot-clé exact, H1 identique au début du title.
- Méta description et H2 (2) : longueur de la méta description, nombre de H2.
- Liens et données structurées (3) : nombre de liens internes, données structurées de produits ou de liste (Product, ItemList, CollectionPage ou Offer), données structurées FAQ.
- Texte (5) : mots de texte visible, mots du pied de page, mots de texte rédigé en bas de page, texte rédigé de bas de page d’au moins 80 mots, présence d’une question en bas de page.
Le texte visible compte tous les mots affichés sur la page, navigation, listes de produits et pied de page compris, sur ses 15 000 premiers caractères : c’est une mesure de la taille de la page, pas du texte éditorial. Le texte rédigé de bas de page réunit les phrases d’au moins 12 mots, sans prix, situées dans les 2 500 caractères qui précèdent le pied de page. Les critères de bas de page portent sur les 94 pages où le début du pied de page a été repéré.
Chaque critère est comparé entre le top 3 et les positions 4 à 10 par un test de permutation stratifié par requête (10 000 tirages, graine fixe), sur l’écart de médianes ou de proportions. Les 60 tests (20 critères, sur l’ensemble puis séparément sur les requêtes génériques et précises) sont corrigés par la méthode de Holm.
Repères : la page commerçante du top 10
| Critère | Ensemble (125 pages) | Top 3 (52 pages) | Positions 4 à 10 (73 pages) | p brut |
|---|---|---|---|---|
| Longueur du title (caractères, médiane) | 55 | 52 | 56 | 0,11 |
| Mot-clé exact dans le title | 33 % | 27 % | 37 % | 0,12 |
| Title qui commence par le mot-clé exact | 23 % | 23 % | 23 % | 1 |
| Title avec une barre verticale | 50 % | 46 % | 53 % | 0,53 |
| Title avec deux-points | 18 % | 17 % | 19 % | 0,82 |
| Title avec un tiret séparateur | 31 % | 35 % | 29 % | 0,53 |
| Title avec une année | 6 % | 6 % | 7 % | 1 |
| Longueur du H1 (caractères, médiane) | 26 | 22 | 29 | 0,18 |
| Mot-clé exact dans le H1 | 30 % | 29 % | 32 % | 0,76 |
| H1 identique au début du title | 54 % | 48 % | 59 % | 0,26 |
| Longueur de la méta description (caractères, médiane) | 148 | 148 | 148 | 1 |
| Nombre de H2 (médiane) | 7 | 6 | 7 | 0,57 |
| Liens internes (médiane) | 261 | 237 | 295 | 0,26 |
| Données structurées de produits ou de liste | 40 % | 33 % | 45 % | 0,20 |
| Données structurées FAQ | 8 % | 10 % | 7 % | 0,69 |
| Texte visible, navigation et pied de page compris (mots, médiane) | 1 541 | 1 439 | 1 660 | 0,46 |
| Mots du pied de page (médiane, 94 pages) | 178 | 167 | 184 | 0,35 |
| Mots de texte rédigé en bas de page (médiane, 94 pages) | 252 | 274 | 239 | 0,44 |
| Texte rédigé de bas de page d’au moins 80 mots (94 pages) | 68 % | 70 % | 67 % | 0,82 |
| Question dans le texte de bas de page (94 pages) | 50 % | 50 % | 50 % | 1 |
Valeurs arrondies à l’unité. Pour les 94 pages mesurables en bas de page, le top 3 compte 40 pages et les positions 4 à 10 en comptent 54. Après correction de Holm sur les 60 tests, le p de chaque critère vaut 1.
Ces valeurs décrivent ce que publient les commerçants classés en première page, pas une cible à atteindre. L’écart entre quartiles est large : la moitié centrale des pages compte de 953 à 2 117 mots de texte visible et de 149 à 440 liens internes.
Top 3 et positions 4 à 10 : aucun écart détecté
Les pages du top 3 ne se distinguent ni par un title plus long, ni par davantage de texte, de liens internes ou de données structurées. Avant correction, un seul écart passe sous p = 0,05, moins que ce que le hasard produit en moyenne sur 60 tests (trois) : un title plus court au top 3 sur les requêtes génériques (44 caractères en médiane contre 56, p = 0,035). Un second est à la limite : moins de texte visible au top 3 sur les requêtes précises (994 mots contre 1 500, p = 0,051). Corrigés, leurs p valent 1.
Requêtes génériques et requêtes précises
Sur les requêtes génériques, le mot-clé figure dans le title de 50 % des pages commerçantes et dans le H1 de 47 %. Sur les requêtes précises, ces proportions tombent à 11 % et 9 %. Les pages qui se classent sur des requêtes précises affichent aussi moins de texte visible : 1 214 mots en médiane, contre 1 815.
Le recul de la correspondance exacte tient d’abord à la longueur de la requête : plus elle compte de mots, moins une page la reprend mot pour mot. Une requête générique est souvent le nom même de la catégorie, que les commerçants reprennent dans le title et le H1 ; une requête précise (une taille, une couleur, une marque) l’est rarement. Ces écarts décrivent la formulation des requêtes autant que les pages : ils ne désignent pas un profil de page qui se classerait mieux.
Ce que cela change pour une page catégorie
- Se situer par rapport aux repères, sans les viser. Les médianes du tableau disent ce que publient les commerçants de première page : elles servent à repérer une page très en dessous ou très au-dessus, pas à fixer une longueur cible.
- Ne pas copier le premier résultat. Copier le premier résultat n’est pas une stratégie : aucun critère on-page ne sépare le top 3 des positions suivantes.
- Ne pas juger une page à la reprise exacte d’une requête précise. Sur les requêtes précises, 11 % seulement des pages commerçantes du top 10 reprennent la requête mot pour mot dans leur title.
- Mesurer sur ses propres pages. Une modification suivie page par page dans Search Console montre ce qui fonctionne sur votre site et votre catalogue.
Limites
- Plan d’étude et puissance. Comparer le top 3 aux positions 4 à 10 sur les mêmes requêtes mesure une association à l’intérieur d’un top 10 déjà sélectionné, pas l’effet d’un critère sur le classement. Avec 52 pages au top 3 et 73 au-delà, l’étude ne détecte de façon fiable (80 % de chances) que des écarts de proportion d’au moins 25 points au seuil de 5 %, 38 points au seuil corrigé.
- Distributeurs sous-représentés. 27 des 180 résultats n’ont pas pu être examinés (13 interdits par robots.txt, 9 challenges, 5 pages de domaines déjà abandonnés). Sur les neuf domaines qui ont affiché un challenge, sept grandes enseignes n’ont fourni aucune page et deux autres une seule. Il manque ainsi 18 des 40 résultats de distributeurs, contre 1 sur 68 chez les spécialistes e-commerce et aucun chez les marques et marketplaces. Côté positions, il manque 9 % des résultats commerçants du top 3 et 16 % des positions 4 à 10.
- Bas de page. Le début du pied de page n’a pas été repéré sur 31 pages (23 % au top 3, 26 % au-delà) : elles sont exclues des seuls critères de bas de page.
- Texte visible plafonné. Il est relevé sur les 15 000 premiers caractères de la page : 24 pages sur 125 atteignent ce plafond, ce qui écrase les écarts entre les pages les plus longues.
- Type de page non classé. Les pages n’ont pas été classées par nature (catégorie, facette, fiche produit) : sur les requêtes précises, une partie des résultats peut être des fiches produits, ce qui se confond avec l’écart entre requêtes génériques et précises.
- Lecture avec l’étude sur les facettes. Sur les requêtes précises, 11 % seulement des pages commerçantes du top 10 reprennent la requête dans leur title : les pages qui se classent sur un attribut ne lui sont donc pas toujours dédiées, ce que l’étude ne permet ni de recommander ni d’exclure.
- Périmètre on-page. Liens entrants, autorité des domaines, ancienneté des pages et signaux d’usage ne sont pas mesurés.
- Deux requêtes par famille de produits environ. L’étude donne une lecture d’ensemble, pas famille par famille.
Questions fréquentes
Peut-on en déduire que le texte SEO ne sert à rien ?
Non. L’étude mesure la présence d’un texte, pas son effet. Sur les 94 pages où le bas de page a pu être isolé, 68 % ont au moins 80 mots de texte rédigé (70 % au top 3, 67 % au-delà) : c’est la norme aux deux niveaux du top 10.
Le texte visible mesure-t-il le contenu éditorial ?
Non. Il compte tout le texte affiché, navigation, listes de produits et pied de page compris. C’est une mesure de la taille de la page ; le texte rédigé de bas de page est mesuré à part.
Pourquoi certains grands distributeurs manquent-ils ?
Neuf domaines ont affiché une page de challenge que notre navigateur n’a pas validée, et nous ne contournons pas ces protections. Sept grandes enseignes n’ont fourni aucune page, deux autres une seule. Les pages étudiées sont donc surtout celles de spécialistes e-commerce, de marques et de marketplaces, et il manque davantage de résultats en positions 4 à 10 (16 %) qu’au top 3 (9 %).
Ces résultats valent-ils pour toutes les familles de produits ?
L’échantillon compte 24 requêtes réparties sur douze familles de produits, soit environ deux par famille : il décrit l’ensemble du top 10 e-commerce, pas chaque famille séparément.
Sources et méthode
- Top 10 organique : 24 SERP desktop Google France, octobre 2026, collectées via DataForSEO.
- Pages : navigateur Chrome réel, 153 pages exploitées sur 180 résultats, robots.txt respecté ; 9 domaines ont affiché un challenge, dont 7 sans aucune page récupérée.
- Tests : permutation stratifiée par requête, 10 000 tirages, graine fixe ; correction de Holm sur 60 tests.